La fréquence cardiaque est une bonne mesure — jusqu'au jour où elle ne l'est plus. Sous traitement pour le cœur ou la tension, un bêtabloquant notamment, elle ne monte plus comme elle devrait. Un cardiofréquencemètre affichera alors une valeur rassurante pendant un effort qui ne l'est pas.
C'est pour cela qu'on apprend à se situer autrement.
Chercher la phrase, pas le chiffre
L'échelle va de 0, au repos complet, à 10, l'effort maximal qu'on ne peut pas tenir. L'erreur est de chercher le bon chiffre. Il faut chercher la phrase qui décrit ce qu'on ressent — la respiration, les jambes, la capacité à parler — et le chiffre suit.
Quelques repères : autour de 3 à 5, on est dans l'endurance fondamentale, la conversation reste possible. À 7 et au-delà, on est au seuil : les phrases se raccourcissent. À 9 et 10, on ne parle plus du tout.
Ce que ça change concrètement
Cet outil ne demande aucun matériel, ne tombe jamais en panne, et fonctionne partout — en extérieur, en salle, à la maison. Il permet aussi de dire à son coach quelque chose de précis : « c'était un 8 » est une information exploitable, « c'était dur » ne l'est pas.
Nos adhérents retrouvent l'échelle complète dans leur espace, consultable sur téléphone pendant la séance, entre deux séries.
Régler son intensité commence par connaître ses zones. C'est ce que mesure le bilan.
Connaître mes zones